Archives du tag : rêve

Obstacles

Obstacles, c’est le titre d’un texte de Jorge Bucay. A mi-chemin entre le conte, la poésie et la méditation, Obstacles évoque les rêves que nous désirons atteindre et les obstacles que nous devons franchir pour y parvenir.

Jorge Bucay est un psychothérapeute argentin et écrivain à succès. Ses livres parlent de la vie et de notre aspiration à la vivre pleinement. Pour accompagner ce texte, j’ai choisi la musique d’un pianiste américain : Ehren Starks. Vous pouvez écouter sa musique gratuitement en suivant ce lien : La musique d’Ehren Starks.

Même si, comme le suggère Jorge Bucay, les obstacles qui entravent le chemin viennent de nos propres limites et de nos propres peurs, je vous invite à entendre ce texte comme un appel à vous offrir la permission d’oser l’incroyable et de pousser les portes closes.

L’importance d’un rêve

Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion d’animer une formation sur les thèmes du coaching, de l’état d’excellence et de la créativité. Une occasion unique d’explorer, dans des contextes professionnels, ce que j’expérimente, à un niveau personnel, dans ma démarche artistique. En plus, le groupe était magnifique. Une petite dizaine de personnes animées par la curiosité d’apprendre, l’audace d’explorer des voies nouvelles et le respect de la différence de chacun. Tout les ingrédients étaient réunis pour vivre 3 jours intenses et mémorables et ils le furent.

Aujourd’hui, quelques semaines après ce “voyage” très inspirant, je fais le point et je repense à ce qui a été vraiment marquant. Même s’il est toujours difficile de faire la synthèse d’une expérience humaine complexe et riche, je crois que l’idée forte se résume en une seule phrase : tout commence par un rêve.

Naturellement et sans se poser la moindre question, les enfants rêvent. Malheureusement, la très grande majorité des adultes que nous sommes devenus avons perdu cette formidable faculté à inventer et à imaginer notre futur. Enfant, je me souviens que je rêvais de devenir, un jour, un grand joueur de tennis. Même si je ne faisais même pas partie d’un club de tennis et que mon terrain se résumait à la cour de la ferme où j’habitais et à son mur, je continuais à rêver. Ce rêve me permettait de passer des heures magnifiques où je prenais un vrai et intense plaisir à jouer. Même si ce rêve pouvait être très présent, jamais il devenait une contrainte ou une obligation. A aucun moment, j’ai pensé qu’il fallait que je m’inscrive à un club et que je doive trouver un partenaire pour jouer du “vrai” tennis. Le rêve nourrissait mon plaisir et ma joie et rien d’autre ne comptait.

Aujourd’hui, je ne joue plus au tennis et la seule raquette que je possède est celle avec laquelle j’ai, des heures durant, taper une balle jaune contre le mur de la maison. Au passage, j’en profite pour remercier mes parents de leur grande compréhension lorsque, malheureusement, quelques vitres ont volé en éclat. Et même si ce rêve ne s’est jamais concrétisé d’une quelque manière que ce soit, il m’a permis de vivre des heures magnifiques dont je me souviendrai toujours et qui sont des sources de satisfaction.

L’enfant que j’étais à l’époque consacrait beaucoup de temps à son rêve sans même se poser la question de savoir si cela était rentable d’investir autant de temps à une activité et à un rêve qui, compte tenu du contexte, n’avait aucune chance de se réaliser. En fait, la question ne se posait pas car le plaisir de jouer et de rêver était plus gratifiant que tout.

Est-ce que l’adulte que je suis devenu est encore capable de consacrer du temps à un rêve pour le seul plaisir de le vivre et sans se poser la question de savoir si c’est raisonnable d’investir ce temps précieux dans une activité qui ne rapporte rien ? En toute honnêteté, je dois admettre que je ne sais pas. Dans le même temps, j’avoue que l’idée d’essayer me stimule et me remplit d’énergie.

Depuis quelques mois, je pense (avant de rêver, je pense car le rêve libre de l’enfant a besoin de plus de temps pour se libérer à nouveau) au projet d’écrire davantage de poésie. La lecture de la poésie de Raymond Carver (auteur américain davantage reconnu pour son talent à écrire des nouvelles et de la poésie) m’a donné envie de faire la même chose : écrire des poèmes qui se lisent comme des nouvelles et qui ont la densité d’un poème.

En écrivant cette phrase cela me rappelle que le petit garçon que j’étais regardait le tennis à la télévision avant de rêver qu’il pourrait lui aussi devenir un grand joueur.

Maintenant, je prends officiellement la décision de m’offrir 30 minutes par jour pour le seul plaisir de rêver que je serai un “grand” auteur de poésie et d’écrire. Sans rien attendre de ces 30 minutes et comme un cadeau inestimable que je m’offre à moi-même. Même si je sais que cela peut apparaître enfantin à certaines ou à certains, je revendique le droit de retrouver l’insouciance de l’enfant tout en conservant la raison de l’adulte que je suis devenu.

Si cet article vous a donné envie de relever le défi de rêver à nouveau et de vous offrir ce cadeau inestimable, je vous invite à le partager avec nous en écrivant un commentaire ci-dessous.

Avec la passion de rêver encore et toujours,

Denis